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Elevage bovin au Maroc

Elevage bovin au Maroc: c’est une des principales filières du secteur agricole, lequel joue un rôle socio-économique de premier plan, avec une production de viande et de lait en constante augmentation.

ELEVAGE BOVIN

Définition

Termes

BOVIN:Bos taurus (Linnæus, 1758), ou Bos primigenius taurus, ou Bos primigenius f. taurus, est le nom scientifique donné à l’ensemble des bovins domestiques issus des différentes sous-espèces de Bos primigenius, l’aurochs sauvage.

bovin

 

 Différents termes sont utilisés pour distinguer ses représentants suivant leur sexe, leur âge ou leur origine.

Caractéristique Dénomination
adulte femelle reproductrice vache
adulte mâle reproducteur taureau
mâle castré bœuf
jeune (terme générique) veau
jeune femelle génisse ou taure au Québec
jeune mâle taurillon
lignée avec bosse zébu

L’ELEVAGE  BOVIN : est l’activité visant à entretenir et à reproduire des animaux de l’espèce Bos taurus au profit de l’activité humaine. Il permet de fournir de la viande, de la graisse, des abats, du lait cru, des peaux, un travail de traction, du fumier, du combustible, des sous-produits et l’entretien des espaces ouverts…

ASPECT GENERALE BOVIN

Coordonnées de la plastique

Variation de la plastique 

Variation du format

 

Hypermétrique

  • Poids > 750 kg
  • Taille > 1,40 m au garrot 

Eumétrique

  • Poids = 600 à 700 kg (mâle)
  • Taille = 1,35 m au garrot

Ellipométrique

  • Poids < 500 kg
  • Taille < 1,30 m au garrot
bovin hypermetrique bovin eumetrique bovin Ellipométrique

Variation des proportions

Longiligne

  • S’allonge
  • Se rétrécit

Médioligne

  • Type moyen

Bréviligne

  • Se raccourcit
  • S’élargit

 

bovin longiligne bovin medioligne bovin breviligne

Variation de la silhouette

concaviligne

bovin concaviligne

rectiligne

bovin rectiligne

convexiligne

bovin convexiligne

bovin Concaviligne bovin rectiligne bovin convexiligne

Coordonnées de la phanéroptique

Variation de la phanéroptique

Robes simples

robe bovin

Robes composées

robe composee

Robes mélangées

robe melangee

robe melangee

LA NUTRITION DES BOVINS:LES TYPES D’ALIMENTS ET LES RATIONS

Les types d’aliments

La nutrition des bovins est un enjeu important pour l’élevage bovin. Voici un aperçu des types d’aliments :

Les fourrages : les bovins au Maroc sont souvent nourris à base de fourrages tels que l’herbe, le foin, la luzerne, le maïs ensilé, la paille, etc. Ces aliments sont riches en fibres, en protéines, en vitamines et en minéraux.

fourage fourage fourage

Les concentrés : les bovins ont également besoin de concentrés, tels que le maïs, le blé, le son, le tourteau de soja, le tourteau de coton, etc. Ces aliments sont riches en énergie, en protéines et en minéraux. Ils sont souvent utilisés pour compléter les fourrages et pour répondre aux besoins énergétiques des bovins en période de croissance ou de production laitière.

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  1. Les minéraux : les bovins ont besoin de minéraux pour leur santé et leur croissance. Les minéraux tels que le calcium, le phosphore, le magnésium et le sodium sont essentiels à leur alimentation.

Les rations

Les rations de nutrition des bovins sont calculées en fonction des besoins nutritionnels spécifiques des animaux, en fonction de leur stade de développement, de leur poids, de leur activité, de leur production (viande ou lait) et d’autres facteurs.Voici quelques éléments clés qui sont pris en compte dans la formulation des rations de nutrition pour les bovins au Maroc :

  1. Les besoins énergétiques : Les bovins ont besoin d’une source d’énergie pour leur croissance et leur production. Les rations doivent fournir une quantité suffisante de glucides et de matières grasses pour répondre à leurs besoins.
  2. Les besoins protéiques : Les protéines sont essentielles pour la croissance et le développement des bovins. Les rations doivent contenir une source adéquate de protéines, telles que le soja, le tourteau de coton, le tourteau de colza ou les protéines de poisson.
  3. Les besoins en fibres : Les bovins ont besoin de fibres pour une digestion saine et pour maintenir leur poids corporel. Les fourrages comme la luzerne, le foin et la paille sont souvent utilisés pour répondre à ces besoins.
  4. Les besoins en minéraux : Les bovins ont besoin d’une quantité suffisante de minéraux, tels que le calcium, le phosphore, le magnésium et le sodium, pour leur santé et leur croissance. Les rations doivent être formulées pour fournir ces nutriments de manière équilibrée.
  5. Les vitamines : Les bovins ont besoin de vitamines pour leur santé et leur croissance. Les vitamines A, D et E sont particulièrement importantes pour leur nutrition. Les rations doivent être formulées pour fournir ces vitamines de manière adéquate.
  6. L’ajout d’additifs : Dans certains cas, des additifs tels que des probiotiques, des prébiotiques ou des enzymes peuvent être ajoutés aux rations pour améliorer la santé et la performance des bovins.

En somme, les rations de nutrition pour les bovins au Maroc sont formulées en fonction de leurs besoins nutritionnels, pour répondre à leurs besoins énergétiques, protéiques, en fibres, en minéraux et en vitamines.

Exemple:

rations

PRINCIPALES PRODUCTION BOVINES

-Production laitières 

La production de lait de vache est un secteur important de l’agriculture au Maroc, contribuant de manière significative à l’économie nationale et fournissant une source importante de nutrition pour la population.

La production de lait de vache est concentrée dans les régions du Gharb, du Haouz, du Loukkos et du Saïs, qui abritent de grandes exploitations laitières.

Pour l Elevage bovin au Maroc,Il est important de connaître les facteurs pouvant influer sur la production de lait d’une vache. Une vache laitière produit en moyenne 28 litres de lait par jour, et ce 10 mois dans l’année. Ce chiffre est toutefois indicatif, car la production de lait d’une vache peut varier de manière considérable en fonction :  

  • De sa race : Il est important de connaître les vaches qui produisent le plus de lait pour bien choisir les pensionnaires de son élevage.  
  • De l’alimentation : l’alimentation des vaches laitières doit être riche et donnée en de bonnes quantités pour favoriser la production de lait. Elle doit être riche en cellulose, pauvre en potassium et en calcium, notamment pendant la période de tarissement. Nous vous conseillons d’offrir du fourrage de qualité à vos vaches, ainsi que des aliments concentrés et des graminées.  
  • L’état de santé des bovins : les maladies ont un effet néfaste sur le bien-être des vaches, mais aussi sur leur production. Observer régulièrement vos animaux pour vous assurer qu’ils ne souffrent pas de maladies, de boiteries ou de mammite (infection des mamelles). 
  • L’environnement : il est essentiel de garder ses vaches dans un environnement propre et sain (à l’intérieur comme à l’extérieur). Cette précaution vous permettra de garder vos laitières en bonne santé et bien dans leurs sabots. 

-Production de viandes

La viande de bœuf est une viande rouge qui contient des vitamines et des minéraux nécessaires au bon fonctionnement de notre organisme. La première distinction à faire lorsque l’on parle de viande bovine concerne l’âge de l’animal. S’il est tué avant ses 18 mois, l’animal est un veau. La seconde distinction concerne le vêlage. Une vache ayant déjà vêlé est une génisse. Dans le cas contraire, il s’agit d’un bovin. Chaque partie du bœuf a sa particularité. Dans certains morceaux, la graisse forme un réseau très fin qui quadrille la viande. On dit alors qu’elle est persillée. A la cuisson, cette graisse fond et rend la viande moelleuse et parfumée. D’autres morceaux sont plus gras, plus maigres ou encore plus gélatineux et gagnent à être associés. Les morceaux de bœuf sont classés en trois catégories. Les viandes de première catégorie sont des morceaux tendres à griller, rôtir ou poêler, tandis que les morceaux de seconde et troisième catégories, plus fermes, sont à mijoter. Les morceaux de cette viande sont si nombreux et variés qu’ils permettent de cuisiner des plats aux textures et goûts très différents. 

bovin

  • 1. Collier de bœuf: Le collier de bœuf est un morceau de viande situé au niveau de l’encolure de l’animal et qui est particulièrement savoureux lorsqu’il est cuit à feu doux (mijoté) pendant plusieurs heures. Le collier de bœuf fait partie de l’avant de la bête qui sont des morceaux que les consommateurs délaissent parce qu’ils ne savent pas comment les cuisiner ou les manger. Il fait partie des morceaux de bœuf de 3e catégorie destinés à être bouillis ou mijotés. Ces morceaux comportent plus de nerfs, de tendons, de gras et d’os que ceux des catégories supérieures. Ils n’en sont pas pour autant moins bons mais nécessitent simplement une cuisson plus lente. 
  • 2. Basses côtes:Située entre le collier de bœuf et les entrecôtes, la basse côte de bœuf est un morceau gras qui possède une viande tendre. Plus économique que la côte de bœuf, elle se distingue également par sa chair savoureuse. 
  • 3. Côte de bœuf: La côte de bœuf est issue du milieu de train de côtes de l’animal. Ce muscle situé entre la 5e et la 11e côte recouvre ses vertèbres dorsales. Il est surtout charnu sur sa face externe, la majeure partie de la viande de ce morceau se trouve donc entre la cage thoracique et la peau du bœuf. La côte de bœuf est donc une tranche très épaisse comprenant un des os de la côte et la viande qui le recouvre. Nombreux sont ceux qui confondent la côte de bœuf avec l’entrecôte. Contrairement à ce que son nom induit, l’entrecôte n’est un pas morceau qui se trouve entre deux côtes. C’est une côte de bœuf qui a été désossée puis tranchée pour en réduire l’épaisseur. Le boucher peut tailler jusqu’à trois entrecôtes dans une côte de bœuf. La côte de bœuf entière pèse 1200 g au minimum et peut aller jusqu’à 1900 g, ce qui convient pour 4 personnes. Son épaisseur varie de 4 à 8 cm, mais on dit que plus elle est épaisse, plus elle est savoureuse. Il s’agit avant tout d’une question de préférence, car entrecôte et côte de bœuf figurent toutes deux parmi les meilleures pièces de bœuf à griller. Ce sont des viandes dites de première catégorie qui sont aussi les plus chères car elles ne comportent aucun déchet, sont les plus tendres et les plus rapides à cuire.
  • 4. Entrecôte: L’entrecôte est tout simplement une côte de bœuf désossée. C’est une viande grasse, persillée et très tendre. Une entrecôte de bœuf de qualité se devine par la qualité de la carcasse dont elle est issue et par la répartition du gras dans ses fibres. 
  • 5. Faux-Filet:Le faux-filet est un morceau de boeuf qui se caractérise par sa viande tendre et savoureuse. Situé juste à côté du filet, il est particulièrement goûteux et légèrement moins persillé que l’entrecôte. Cette pièce de bœuf est très appréciée des convives car elle est peu grasse et fondante.
  • 6. Filet de bœuf:Le filet de bœuf est un morceau extrêmement tendre puisqu’il s’agit d’un muscle situé le long de l’épine dorsale de l’animal qui n’est pas réellement sollicité durant ses différents mouvements. Il ne faut pas le confondre avec le filet mignon de bœuf qui est un muscle différent situé, lui, dans la cage thoracique de l’animal.Un filet de bœuf de bonne qualité est bien rouge et brillant au moment de l’achat. Cette pièce de bœuf cylindrique est composée de 3 parties : la tête, le cœur et la pointe également appelée la queue. Les bouchers charcutiers traiteurs peuvent vous le proposer entier ou découpé en tournedos.Entier, le filet de bœuf sera généralement consommé sous forme de rôti.
  • 7. Rumsteck: Le rumsteak est un morceau de bœuf issu de l’aloyau situé dans la cuisse de l’animal. Cette partie de bœuf est composée de l’aiguillette de rumsteak dans la partie basse, de la boule située au centre et du filet de rumsteak. Ce dernier, connu pour être meilleur en goût, est aussi tendre que le filet de bœuf ordinaire. 
  • 8. Queue de bœuf: comme son nom l’indique, l’appendice caudal des bovins. Elle est composée de l’os entouré de chair. C’est une viande gélatineuse
  • 9. Rond de gîte: morceau rond et long, reconnaissable à son tissu musculaire maigre et alvéolé, se découpe en biftecks ou en rosbifs.
  • 10. Gîte à la noix: Partie musculaire qui contient la noix de bœuf
  • 11. Merlan et Poire:La poire et le merlan sont de petits muscles à fibres courtes situés sur la face interne de la cuisse ;ils sont très tendres.
  • 12. Tende de Tranche: La tende de tranche est un morceau issue de la partie interne de la cuisse du bœuf. Il regroupe six muscles : la tranche, le dessous de tranche, la poire (ou boule de tende), le merlan, l’araignée et la fausse araignée.
  • 13. Tranche:est une grosse pièce de la cuisse, située sur la face interne. Il est composé de six muscles à fibres courtes: – La tranche ou talon de tranche qui est un morceau maigre – la pièce de viande pèse entre 6 et 10 kilos .
  • 14. Araignée:L’araignée de bœuf est un morceau qui se situe sur chaque os de la hanche. C’est une pièce assez rare car elle est relativement petite comparée au reste des autres pièces de bœufs. De plus, il s’agit d’un morceau peu vendu par les bouchers, justement en raison de cette rareté et de son aspect peu présentable. C’est un morceau du boucher ; c’est-à-dire un morceau prisé qui était traditionnellement réservé par le boucher pour ses proches ou ses meilleurs clients.L’araignée est un morceau qui se distingue par son goût à la fois tendre et prononcé. Afin de réaliser une préparation optimale de l’araignée, il convient de la couper en deux en son épaisseur, et cela afin de supprimer le ligament principal. Dès lors, les différentes extrémités se rejoignent, ce qui donne cet aspect d’araignée et de ses pattes.
  • 15. Gîte (Jarret arrière): En boucherie, le jarret de bœuf est aussi appelé gîte avant ou gîte arrière en fonction de la patte sur laquelle le morceau sera prélevé. Le nom gîte lui vient du verbe « gésir » en ancien français. Ce verbe signifie être couché car le jarret est en contact avec le sol lorsque l’animal est couché. La viande du jarret est gélatineuse, il s’agit d’une viande de troisième catégorie. Cette caractéristique de la viande de gîte, ainsi que la présence de son os à moelle, rendent les plats mijotés qui en contiennent très onctueux.
  • 16. Aiguillette baronne:« soeur jumelle » de l’aiguillette du rumsteck, est un morceau de forme longue et conique, comme une grosse aiguille, d’où son nom d’aiguillette.
  • 17. Onglet: L’onglet se situe sur le ventre de l’animal, sous le faux-filet et le filet de bœuf. Cet unique morceau correspond au diaphragme de la bête. Peu connu, car rarement commercialisé en grande surface, il fait partie des « morceaux du boucher ». Ces morceaux à la fois rares et petits sont difficiles à détailler pour le boucher. Comme le cœur, le foie ou encore la queue de bœuf, l’onglet est un abat. Très recherchés par les amateurs de gastronomie, ils sont réputés pour être tendres et savoureux. 
  • 18. Hampe: est un morceau de viande de bœuf situé sur le quartier arrière de l’animal 
  • 19. Bavette d’aloyau: La bavette d’aloyau est une pièce de viande aux fibres longues et peu serrées, qui lui confèrent une texture souple et moelleuse. Pour conserver son fondant, mieux vaut la sortir du réfrigérateur au moins une heure avant cuisson, cela évitera ainsi aux fibres de la viande de durcir en subissant un choc thermique. Avant de la déposer sur votre poêle, pensez à entailler légèrement la bavette d’aloyau en surface pour éviter que les fibres ne se rétractent pendant la cuisson.
  • 20. Bavette de flanchet:est un morceau de forme carrée qui se situe au niveau de l’aine de l’animal. À l’instar de la bavette d’aloyau, ses fibres sont longues et peu serrées. Bien dénervée, elle est également très savoureuse. 
  • 21. Flanchet: Morceau de bœuf ou de veau de la partie ventro-latérale de l’animal, en arrière de la poitrine.
  • 22. Plat de côtes:Morceau situé à l’extrémité des os des côtes, le plat-de-côtes est formé d’un ensemble de 13 côtes qui se présentent comme un panneau. Les cinq premiéres côtes sont dites découvertes. Les six suivantes sont appelées côtes couvertes parce que recouvertes de muscles et d’une légére couche de graisse.
  • 23. Tendron: Le tendron de bœuf désigne la paroi abdominale du bœuf, à l’extrémité des côtes. Il se compose de muscles, de graisse et de cartilage, et il est généralement meilleur quand il est cuisiné avec les os. 
  • 24. Milieu de poitrine:est composé de couches de muscles séparées par des couches cartilagineuses. C’est un morceau de viande long et plat, le plus souvent vendu roulé et ficelé. Le gros bout de poitrine, situé sous l’épaule, comprend trois muscles pectoraux séparés par deux ou trois couches cartilagineuses.
  • 25. Gros bout de poitrine: est situé sous l’épaule du boeuf, devant le jumeau à pot-au-feu et sous le collier. Cette pièce de viande comprend trois muscles pectoraux fragmentés par plusieurs couches cartilagineuses. Cette viande est entrelardée et elle est souvent vendue roulée et ficelée.
  • 26. Macreuse à bifteck et  29. Macreuse à pot-au-feu:Ces deux coupes proviennent de l’épaule du bœuf.La macreuse à bifteck est un steak d’omoplate, généralement très persillé, puisqu’il provient d’une partie moins sollicitée dans les déplacements de l’animal.De son côté, la macreuse à pot-au-feu provient également de l’épaule, mais légèrement plus bas, vers le jarret. Comme elle est coupée d’une région plus sollicitée musculairement, elle est une pièce plus coriace. Il est donc préférable de la braiser, pour en faire un pot-au-feu, comme son nom l’indique.
  • 27. Paleron: Situé au niveau de l’omoplate, près du collier, le paleron possède des fibres courtes et maigres.
  • 28. Jumeau à bifteck:Le jumeau à bifteck, comme son nom l’indique, se découpe en bifteck. Il a son jumeau : le jumeau à pot-au-feu. Le jumeau à bifteck est un muscle long à fibres courtes, à griller ou à poêler.
  • 29. Macreuse : »voir 26 »
  • 30. Jumeau à pot-au-feu:Les jumeaux de bœufs se situent sur la cuisse avant du bœuf. Le jumeau à pot-au-feu est une viande gélatineuse à fibres courtes, tandis que le jumeau à bifteck a l’apparence d’un muscle long. La différence avec le jumeau à bifteck est le mode de cuisson 
  • 31. Langue de bœuf:La langue de bœuf fait partie de ce qu’on appelle abats ou produits tripiers. Cet organe est prélevé sur la tête des animaux adultes, bœufs ou génisses. Une langue de taille moyenne pèsera 1,5 kg, les plus grosses allant jusqu’à 2 kg. Elle nécessite une certaine préparation, mais une fois cuite et bien assaisonnée, c’est un morceau particulièrement savoureux.

EXEMPLE DE PLATS MAROCAINS 

Pied de voeux Tajine aux légumes Tajine aux pruneaux
Pieds de voeux tajine berbere tajine pruneaux

Le Maroc produit de la viande bovine à partir d’un mélange de races locales et d’importations de races étrangères telles que la Limousine, la Charolaise, la Montbéliarde, la Holstein et la Simental.

Selon les données de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la production de viande bovine au Maroc a augmenté au fil des ans, passant d’environ 185 000 tonnes en 2010 à environ 220 000 tonnes en 2019.

La production de viande bovine au Maroc est principalement destinée à la consommation locale, mais une partie est également exportée vers d’autres pays. Les principales régions productrices de viande bovine au Maroc sont le Souss-Massa, le Gharb, le Haouz, le Tadla-Azilal, le Saiss et le Rif.

Cependant, la production de viande bovine au Maroc est confrontée à des défis tels que la disponibilité limitée de pâturages, la faible productivité des animaux, les maladies animales, les problèmes de commercialisation et le manque d’investissement dans le secteur.

RACES BOVINES LOCALES

Race brune de l’atlas

Origine:C’est une variété du type Brun d’Afrique du Nord, elle appartient au rameau des races sans bosse et à courtes cornes,elle est la plus importante sur le plan numérique car elle représente plus de 90% de l’effectif bovin du type local. 

Aire géographique:Cette race est répandue dans tout le Maghreb, elle occupe les montagnes et plateaux de l’Atlas..

Description phénotypique:C’est un animal trapu, de petite taille. Le poids vif des vaches varie de 250 à 300 kg, et celui des taureaux de 350 à 400 kg. La tête est large et courte, à profil droit. Les cornes sont courtes, en croissant, horizontales ou s’incurvent vers le côté et le haut. Les pointes sont noires. La poitrine est profonde et arrondie. Les membres sont fins. Le poil est court.
Au Maroc, la robe est fauve foncé plus claire sur le dos, virant au noir sur la tête avec une bordure de poils blancs autour des naseaux.

Race brune de l'atlas

 

Race Oulmes zaer

Origine:C’est le rameau Ouest du taurin Brun de l’Atlas qui a été métissé là avec des N’Dama, c’est l’une des principales races bovines locales marocaines connues actuellement à l’état pur.

Aire géographique:Moyen-Atlas;Cette race était élevée sur les plateaux d’Oulmès et des Zaërs (Maroc):

Description phénotypique:Le format est moyen, supérieur à la moyenne dans le pays (taille 120-135 cm, poids moyen 300-350 kg voire 450 kg chez la vache adulte, 450 kg et jusqu’à 750 kg chez le taureau). La tête est assez longue, le front large, les oreilles larges dirigées vers l’arrière, le chanfrein très légèrement convexe. Les cornes partent horizontalement sur le côté puis remontent vers l’avant. Elles sont claires, à extrémités foncées. La croupe est développée.
La robe est acajou chez le mâle, froment foncé claire) chez la femelle avec mufle, muqueuses (roses) et sabots clairs. Elle s’éclaircit avec l’âge.

Race Oulmes zaer

Race noir pie de Méknes

Origine:Elle est d’origine étrangère indéterminée qui s’est adaptée à un milieu sévère, par accoutumance au sol, à la végétation et à la chaleur.

Aire géographique:Banlieue de Meknès, Fès.Toutefois, à partir de Meknès d’autres troupeaux ont été constitués, notamment à Sefrou. Son effectif est faible en raison de son croisement avec la race Pie Noire et de sa ressemblance phénotypique avec les animaux croisés.

Description phénotypique:La couleur de la robe est noire pie ; le blanc s’étend largement sur la partie inférieure du corps, la queue est blanche et noire ou complètement blanche. Les muqueuses sont noirâtres. Les onglons sont de couleurs noirâtres. La taille est de format moyen. Le poids adulte est de 350 à 400 kg chez la vache et de 500 à 525 chez le taureau. Les animaux ont une conformation généralement défectueuse et manquent également de précocité. La race a l’avantage d’être relativement peu exigeante et très bien adaptée.

noir pie de Méknes

Race Tidili

Origine: Cette race porte deux noms, qui, en réalité indiquent la même origine. En effet, les éleveurs lointains du berceau (Vallée du Drâa, la région de Ouarzazate, l’oasis de skoura etc…) l’appellent la vache Ouzguitia, en référence à son appartenance à la confédération des Aït Ouaouzguit, alors que les éleveurs de cette confédération la dénomment la vache Tidili, qui précise davantage son origine.Tidili, c’est le nom de la tribu qui peuple la vallée située entre le versant Sud du Haut Atlas et le massif volcanique du Siroua, et qui fait partie de la grande confédération des Ait Ouaouzguit.

Aire géographique:Rencontrée dans la province de Ouarzazate et une partie de la province de Taroudant aussi bien dans les zones montagneuses que dans les oasis, elle constitue la principale race de la région. 

Description phénotypique: A première vue, la race Tidili ressemble à la race Brune de l’Atlas, mais avec des lignées plus colorées (brun, tachetées) et des pis développés. La couleur de la robe est variable, la plus dominante est la brune (68 %) suivie par la noire (25 %) les mélanges sont rares (7%). Les animaux ont un format moyen. La taille est en moyenne de 108 cm chez la vache et de 118 cm chez le taureau. Le poids à l’âge adulte est en moyenne de 285 kg chez la vache et de 330 kg chez le taureau .

Race Tidili

Autres types génétiques:

En plus des races locales pures, d’autres variétés, peu connues, sont identifiées. Il s’agit des variétés Souss, Zemmour, Beni-Hsen, Branès et Demnat, dénommées selon leur origine tribale ; ces variétés semblent être le résultat du croisement entre les races Brune de l’Atlas et Blonde d’Oulmès Zaer ou entre celles-ci et les races importées pendant le protectorat. Ces races ne sont plus connues actuellement du fait de leur croisement intempestif et ont pratiquement disparu.

Il existe d’autres races importées élevées au Maroc comme:

-La race Holstein : c’est une race bovine importée qui est largement utilisée pour sa production de lait. Elle est élevée dans les zones plus humides du Maroc, comme le Gharb et le Haouz.

holstein

-La race Limousine : c’est une race bovine importée qui est élevée pour sa production de viande. Elle est bien adaptée aux conditions chaudes et sèches du sud du Maroc.

limousine

CARACTERISTIQUES DES RACES BOVINES LOCALES 

Performance de reproduction

Age et poids a la puberté

Les âges et poids à la puberté des bovins peuvent varier en fonction de plusieurs facteurs, tels que la race, le sexe, l’alimentation, les conditions environnementales, etc.

Cependant, selon une étude menée au Maroc en 2012 sur des bovins de race locale, voici quelques chiffres moyens pour les âges et poids à la puberté :

  • Âge à la puberté : les femelles atteignent la puberté entre 16 et 20 mois, tandis que les mâles atteignent la puberté entre 12 et 15 mois.
  • Poids à la puberté : les femelles atteignent la puberté à un poids moyen de 155 kg, tandis que les mâles atteignent la puberté à un poids moyen de 190 kg.

Il est important de noter que ces chiffres ne sont que des moyennes et peuvent varier en fonction des facteurs mentionnés précédemment

Age au premier velage 

En moyenne, l’âge au premier vêlage des vaches au Maroc se situe entre 24 et 30 mois. Cependant, cela peut varier en fonction de plusieurs facteurs tels que la race, l’alimentation, les conditions environnementales, la gestion de la reproduction, etc.

Il est important de noter que l’âge au premier vêlage doit être bien géré pour assurer la santé et la productivité du troupeau. Une gestion adéquate de la nutrition, des soins vétérinaires et de la reproduction peut contribuer à améliorer l’âge au premier vêlage des vaches.

Répartition saisonnière de l’activité sexuelle

La répartition saisonnière de l’activité sexuelle des bovins au Maroc peut varier en fonction de plusieurs facteurs tels que la race, le climat, l’alimentation, les pratiques de gestion, etc. Cependant, en général, les bovins au Maroc montrent une activité sexuelle saisonnière, qui peut être influencée par les variations de la photopériode (la durée de la journée).

Dans les régions plus tempérées du Maroc, la saison de reproduction commence souvent à la fin de l’hiver ou au début du printemps (février à avril), lorsque les jours commencent à s’allonger et les températures commencent à augmenter. Dans les régions plus chaudes du Maroc, la saison de reproduction peut être plus étalée tout au long de l’année.

Cependant, il est important de noter que les éleveurs peuvent mettre en place des pratiques de gestion pour essayer de contrôler la saisonnalité de la reproduction, telles que la manipulation de l’éclairage, la gestion de l’alimentation, la synchronisation de l’ovulation, etc. Ces pratiques peuvent aider les éleveurs à maximiser la productivité de leur troupeau en permettant des cycles de reproduction tout au long de l’année.

Indice coital

L’indice coïtal est un indicateur qui permet d’évaluer la fertilité des taureaux dans un troupeau. Cet indice est calculé en divisant le nombre de femelles gestantes par le nombre de saillies réalisées par le taureau au cours d’une période donnée.

Au Maroc, l’indice coïtal des bovins peut varier en fonction de plusieurs facteurs tels que la race, la gestion de la reproduction, l’alimentation, les conditions environnementales, etc. En général, un indice coïtal élevé est souhaitable car cela indique que le taureau est capable de produire des gestations avec succès. Un indice coïtal faible peut indiquer un problème de fertilité chez le taureau ou une mauvaise gestion de la reproduction dans le troupeau.

Il est important pour les éleveurs de surveiller régulièrement l’indice coïtal de leur troupeau pour évaluer la performance de leur taureau reproducteur et de leur programme de reproduction en général.

Cycle oestral

Le cycle œstral des bovins au Maroc est similaire à celui des bovins dans d’autres régions du monde. La durée du cycle œstral chez les bovins est en moyenne de 21 jours, mais elle peut varier de 18 à 24 jours. Le cycle œstral est composé de quatre phases: pro-œstrus, œstrus, méta-œstrus et diœstrus.

  • Pro-œstrus: cette phase dure généralement de 1 à 3 jours et est caractérisée par une augmentation progressive des niveaux d’oestrogène, ce qui provoque une réduction de la production de progestérone. Les signes cliniques de cette phase peuvent inclure une diminution de l’appétit, un léchage fréquent des parties génitales, des bouses plus molles et une augmentation de la fréquence des mictions.
  • Œstrus: cette phase dure généralement de 12 à 18 heures et est caractérisée par un pic de production d’oestrogène, qui provoque des changements comportementaux et physiologiques importants. Les signes cliniques de cette phase peuvent inclure une position de lordose (se mettre en posture de monte), une augmentation de la vocalisation, une augmentation de la fréquence de la miction, un intérêt accru pour les autres bovins, et une vulve gonflée et mouillée.
  • Méta-œstrus: cette phase dure généralement de 2 à 3 jours et est caractérisée par une réduction progressive de la production d’oestrogène et une augmentation de la production de progestérone. Les signes cliniques de cette phase peuvent inclure une réduction des comportements d’intérêt pour les autres bovins et un retour à une activité normale.
  • Diœstrus: cette phase dure généralement de 14 à 16 jours et est caractérisée par une production constante de progestérone. Les signes cliniques de cette phase peuvent inclure une activité normale et l’absence de signes comportementaux liés à l’œstrus.

Pour l Elevage bovin au Maroc Il est important pour les éleveurs de surveiller attentivement le cycle œstral de leurs bovins pour déterminer le moment optimal pour la reproduction et pour gérer efficacement leur programme de reproduction.

cycle oestral

Durée de gestation

La durée de gestation des bovins, qui correspond à la période de développement de l’embryon dans l’utérus de la vache, est en moyenne de 280 jours, soit environ 9 mois. Cependant, la durée de gestation peut varier légèrement en fonction de différents facteurs, tels que la race de la vache, l’âge de la vache, le sexe du veau à naître, les conditions de l’environnement, etc. En général, la plupart des vaches donnent naissance entre 279 et 287 jours après la fécondation.En moyenne, une vache peut donner naissance à un seul veau par gestation.Cependant, certaines vaches peuvent donner naissance à des jumeaux, bien que cela soit relativement rare. Dans certains cas, les vaches peuvent également donner naissance à des triplets, mais cela est encore plus rare.Les éleveurs de bovins doivent surveiller de près leurs animaux gestants et assurer une bonne nutrition et des soins de santé adéquats pour s’assurer que la vache et le veau se développent correctement pendant la gestation.

 

gestation

Fécondation

La fécondation chez les bovins est le processus de fusion d’un spermatozoïde avec un ovule, formant ainsi un zygote. La fécondation se produit généralement dans l’oviducte de la femelle, après que la vache ait ovulé. Pendant la période d’œstrus, la vache est prête à être fécondée et elle peut être présentée à un taureau pour l’accouplement naturel. Si la semence du taureau est utilisée pour l’insémination artificielle, elle est déposée dans le vagin de la vache à l’aide d’une pipette.

Après l’accouplement ou l’insémination artificielle, les spermatozoïdes remontent le tractus génital femelle pour atteindre l’oviducte. Les spermatozoïdes qui ont survécu à ce voyage, se préparent à pénétrer dans l’ovule. La pénétration réussie d’un spermatozoïde dans l’ovule déclenche une réaction chimique qui empêche l’entrée des autres spermatozoïdes.

La fusion de l’ovule et du spermatozoïde forme un zygote. Le zygote commence à se diviser rapidement alors qu’il se déplace dans l’oviducte vers l’utérus de la vache. Il se divise en plusieurs cellules appelées blastomères, qui continuent de se diviser pour former une structure appelée morula. La morula continue à se diviser et à se développer en un embryon, qui s’implante dans la muqueuse de l’utérus de la vache.

Si la gestation se poursuit, l’embryon se développera en un veau et la vache donnera naissance environ 9 mois après la fécondation. La surveillance attentive de la santé et de la nutrition de la vache gestante est essentielle pour assurer une grossesse réussie et une naissance en bonne santé.

Production laitière

Chez la race locale la production laitière moyenne débute par 3,8 kg par jour passe par un maximum de 4,9 kg pour diminuer plus ou moins régulièrement jusqu’à tarissement avec un cœfficient de persistance de 84 %. La durée de lactation est en moyenne de 78 jours, avec 21 % pouvant aller au delà de 120 jours jusqu’à 300 jours. Toutefois, il existe une grande variabilité intra race et inter-race: .

Brune de l’ATLAS : de 350-900 Kg de lait par lactation. 

Tidili : de 900-1800 Kg de lait par lactation. .

Noire-pie de Meknes : 1500 -2500 Kg de lait.

Le Taux moyen de matière grasse du lait est élevé (de 4,5 à 6 %).

Durèe de lactation

La lactation est un phénomène physiologique à commande hormonale. La montée de lait se produit environ 3 jours après l’accouchement et fait suite à la sécrétion de colostrum, déclenchée peu avant l’accouchement par deux hormones, l’ocytocine et la prolactine.

La durée de lactation des vaches varie en fonction de plusieurs facteurs tels que la race de la vache, le régime alimentaire, le niveau de production de lait et la gestion de la ferme laitière. En général, la lactation d’une vache peut durer de 8 à 12 mois.

Au Maroc, certaines races de vaches, telles que la Holstein, a tendance à avoir des lactations plus longues en raison de leur forte production laitière. Cependant, d’autres races, comme la Brune, ont des lactations plus courtes.

La durée de lactation est également influencée par la gestion de la ferme laitière. Si la vache est bien nourrie et bien soignée, elle peut avoir une lactation plus longue. À l’inverse, si la vache est stressée ou soumise à des conditions de vie défavorables, sa lactation peut être plus courte.

En fin de lactation, il est important de faire une transition alimentaire en passant progressivement à un régime moins riche en énergie et en nutriments pour éviter des problèmes de santé chez la vache. Après la fin de la lactation, la vache aura une période de repos et sera séchée avant de commencer une nouvelle lactation.

Quantité de lait

La quantité de lait qu’une vache produit au Maroc dépend de plusieurs facteurs, notamment la race de la vache, l’âge, le régime alimentaire, le niveau de gestion et de soins de la ferme laitière, ainsi que les conditions environnementales. Les races laitières telles que la Holstein, la brune …ont une forte production laitière et peuvent produire en moyenne de 20 à 30 litres de lait par jour.

 La production de lait diminue naturellement au fil du temps, atteignant un pic environ deux mois après le vêlage.

Composition de lait

Le lait de vache contient de l’eau, des matières grasses, des protéines, du lactose, des minéraux et des vitamines. Les pourcentages de ces composants peuvent varier en fonction de la race de la vache, du stade de lactation, de la saison, de l’alimentation et de la santé de la vache. Le lait de vache est riche en nutriments tels que le calcium, le phosphore, le potassium, la vitamine A, la vitamine D et la vitamine B12. La composition du lait est importante pour sa valeur nutritionnelle et son utilisation pour la fabrication de produits laitiers.

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Composition du colostrum

Le colostrum est le premier lait produit par la vache immédiatement après le vêlage. Il est riche en nutriments et en anticorps qui aident à protéger le nouveau-né contre les maladies et les infections. La composition du colostrum diffère de celle du lait mature.

Le colostrum contient plus de protéines, de matières grasses, de minéraux et de vitamines que le lait mature. Il est également riche en immunoglobulines, en particulier des anticorps spécifiques qui offrent une protection contre les infections. Ces anticorps sont importants car le système immunitaire du veau n’est pas encore développé et il n’a pas la capacité de produire ses propres anticorps immédiatement après la naissance.

La teneur en matières sèches du colostrum est également plus élevée que celle du lait mature. Le colostrum contient environ 25% de matières sèches, contre environ 13% dans le lait mature. Cela signifie que le colostrum est plus épais et plus visqueux que le lait mature.

Les différents systèmes de traite

Il existe plusieurs systèmes de traite pour les vaches laitières, allant des méthodes traditionnelles manuelles aux systèmes de traite robotisés modernes. Voici quelques exemples :

  1. Traite à la main : C’est la méthode la plus ancienne et la plus simple de traite des vaches, qui consiste à traire chaque vache individuellement à la main. Cette méthode est encore utilisée dans certaines régions du monde, mais elle est de plus en plus remplacée par des méthodes plus modernes.traite a la main
  2. Traite en étable : Dans ce système, les vaches sont attachées à des stalles dans une étable et la traite est effectuée par un ou plusieurs opérateurs à l’aide d’une machine à traire. Les vaches sont généralement traites deux fois par jour, le matin et le soir.traite en etable
  3. Traite en troupeau : Dans ce système, les vaches sont rassemblées dans une salle de traite et la traite est effectuée en une seule séance. Les machines à traire sont installées autour du troupeau et plusieurs vaches sont traites simultanément.traite en troupeau
  4. Traite robotisée : Dans les systèmes de traite robotisés modernes, les vaches se rendent volontairement dans un box de traite automatique, où la machine à traire est activée par un capteur de présence de la vache. Les machines à traire robotisées sont programmées pour effectuer la traite à des intervalles réguliers tout au long de la journée, sans nécessiter l’intervention d’un opérateur.traite robotise

Ces différents systèmes de traite ont des avantages et des inconvénients en termes de coûts, de main-d’œuvre, de bien-être animal, d’hygiène et de qualité du lait. Les producteurs laitiers choisissent le système qui convient le mieux à leurs besoins et à leur budget.

Augmenter la production des vaches laitières

Il existe plusieurs moyens d’augmenter la production de lait des vaches laitières au Maroc. Voici quelques-unes des mesures qui peuvent être prises :

  1. Améliorer la génétique : Sélectionner des vaches laitières ayant une meilleure génétique pour la production de lait peut augmenter la production laitière.
  2. Améliorer l’alimentation : Les vaches laitières ont besoin d’une alimentation équilibrée pour produire du lait de qualité. Il est important de fournir une alimentation de haute qualité, riche en énergie et en protéines.
  3. Assurer le confort des vaches : Les vaches laitières doivent être gardées dans des conditions de confort et de bien-être pour maintenir leur santé et leur production laitière.
  4. Optimiser la traite : Il est important de traire les vaches régulièrement et efficacement pour stimuler la production de lait.
  5. Assurer une bonne gestion sanitaire : La prévention des maladies et la surveillance régulière de la santé des vaches peuvent contribuer à maintenir la production laitière à un niveau élevé.
  6. Utiliser des technologies avancées : L’utilisation de technologies modernes telles que la surveillance de la production laitière, l’identification des vaches, la reproduction assistée, etc., peuvent aider à augmenter la production laitière.

En mettant en place ces mesures, les éleveurs de vaches laitières au Maroc peuvent augmenter la production de lait de leurs troupeaux, tout en maintenant leur santé et leur bien-être.

la transformation du lait

Il existe plusieurs transformations que l’on peut effectuer sur le lait pour produire différents produits laitiers. Voici quelques exemples :

  1. Pasteurisation : La pasteurisation est un traitement thermique qui consiste à chauffer le lait à une température élevée pendant un certain temps pour détruire les bactéries pathogènes et prolonger la durée de conservation du lait.
  2. Fermentation : La fermentation est un processus dans lequel les bactéries lactiques utilisent le lactose présent dans le lait pour produire de l’acide lactique, ce qui donne une texture plus épaisse et un goût acidulé. Le yaourt, le kéfir et la crème sure sont des exemples de produits laitiers fermentés.
  3. Coagulation : La coagulation est le processus par lequel le lait est transformé en une substance solide ou semi-solide. La coagulation peut être obtenue en ajoutant des acides (comme le vinaigre ou le jus de citron) ou des enzymes (comme la présure) au lait. La coagulation peut être utilisée pour produire du fromage, du lait caillé, du tofu et d’autres produits laitiers.
  4. Homogénéisation : L’homogénéisation est un traitement mécanique qui consiste à briser les globules de matière grasse dans le lait pour les rendre plus petits et uniformément répartis dans le lait. Cela donne au lait une texture plus crémeuse et empêche la crème de surnager.
  5. Déshydratation : La déshydratation est le processus de retrait de l’eau du lait pour produire des produits laitiers en poudre tels que le lait en poudre, la poudre de babeurre et la poudre de lactosérum. Ceux-ci sont souvent utilisés dans la fabrication de produits alimentaires tels que les produits de boulangerie, les produits laitiers et les boissons instantanées.

Ces transformations sont importantes pour créer une variété de produits laitiers avec des caractéristiques différentes en termes de texture, de goût et de durée de conservation.

ENGRAISSEMENT DES BOVINS

 

Pendant l ‘Elevage bovin au Maroc,L’engraissement des bovins est une pratique importante dans l’industrie de l’élevage, qui consiste à nourrir les animaux avec une alimentation riche en énergie et en protéines afin d’augmenter leur poids et leur masse musculaire avant l’abattage. Pour réussir l’engraissement, il est important de prendre en compte les facteurs suivants :

  1. Sélection des animaux : Les animaux sélectionnés pour l’engraissement doivent être choisis en fonction de leur race, de leur génétique et de leur capacité à produire de la viande de qualité supérieure. Les races bovines les plus utilisées pour l’engraissement au Maroc comprennent la Charolaise, la Limousine et la Blonde d’Aquitaine.
  2. Alimentation : Les bovins doivent être nourris avec une alimentation riche en énergie et en protéines pour favoriser croissance musculaire.Les aliments couramment utilisés comprennent les céréales (maïs, orge, blé), les fourrages (foin, luzerne) et les aliments concentrés (tourteaux de soja, de colza, de tournesol).
  3. Gestion de l’alimentation : Les bovins doivent être nourris selon un régime alimentaire spécifique pour éviter les problèmes de santé, tels que l’acidose. L’acidose est un trouble digestif qui survient lorsque les bovins consomment trop de céréales et pas assez de fourrage. Pour éviter l’acidose, il est recommandé de fournir aux bovins un régime alimentaire équilibré en fourrage et en céréales. Les aliments doivent également être distribués en petites quantités et fréquemment pour encourager une consommation régulière.
  4. Gestion sanitaire : Les bovins destinés à l’engraissement doivent être surveillés pour prévenir les maladies et les parasites. Les vaccinations sont couramment utilisées pour prévenir les maladies telles que la fièvre aphteuse, la fièvre catarrhale ovine, la peste bovine et la brucellose. Les bovins sont également traités avec des produits antiparasitaires pour prévenir les infestations par les vers et les acariens.
  5. Surveillance du poids : Les bovins doivent être pesés régulièrement pour surveiller leur croissance. Les pesées sont généralement effectuées toutes les quatre semaines pour s’assurer que les bovins prennent du poids de manière régulière. Les données de pesée sont utilisées pour ajuster l’alimentation et surveiller la croissance.
  6. Abattage : Les bovins sont abattus lorsqu’ils ont atteint leur poids idéal pour la production de viande de qualité. Le poids d’abattage varie en fonction de la race et des pratiques d’élevage. En général, les bovins sont abattus entre 16 et 24 mois d’âge. Il est important de respecter les normes de bien-être animal pendant le transport et l’abattage des bovins.

Donc,pour réussir l’engraissement des bovins au Maroc, il est important de sélectionner des animaux de qualité, de fournir une alimentation équilibrée et surveillée, de maintenir une bonne gestion sanitaire et de surveiller régulièrement le poids des animaux.

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L’ELEVAGE DES BOVINS DANS DES FERMES INTELLIGENTES

 

Elevage bovin au Maroc dans des fermes intelligentes peut offrir de nombreux avantages, notamment en matière de productivité, de santé et de bien-être animal, ainsi que de gestion des ressources.

Les technologies intelligentes peuvent inclure des capteurs pour surveiller les animaux et leur environnement, des systèmes de surveillance en temps réel pour détecter les maladies et les infections, des systèmes de suivi et de gestion de la santé des animaux, des systèmes de gestion de la reproduction, des systèmes d’alimentation automatisés et des robots pour assister les éleveurs.

En utilisant ces technologies, les éleveurs peuvent surveiller et gérer plus efficacement la santé de leurs animaux, réduire les coûts de main-d’œuvre, améliorer la qualité de la viande et du lait, réduire les pertes d’aliments, ainsi que minimiser les émissions de gaz à effet de serre et l’utilisation de l’eau.

Cependant, il est important de noter que l’utilisation de technologies intelligentes doit être accompagnée d’une formation et d’une éducation adéquates pour les éleveurs, afin de s’assurer que les systèmes sont utilisés de manière appropriée et éthique pour garantir le bien-être animal et la durabilité de l’environnement.

 

Elevage bovin au Maroc a un avenir prometteur, car il représente une source importante de revenus pour les agriculteurs et contribue à la sécurité alimentaire du pays. Le gouvernement marocain a mis en place plusieurs politiques et programmes pour encourager le développement de l’élevage bovin.

Le Maroc dispose d’un grand potentiel pour l’élevage bovin, avec des terres vastes et fertiles, un climat favorable et une demande croissante de viande bovine.

Cependant, il y a des défis à relever pour développer l’élevage bovin au Maroc, notamment la faiblesse des pratiques de gestion et de reproduction, la limitation de l’accès aux financements, et la concurrence des importations de viande bovine. Néanmoins, avec les politiques et les programmes gouvernementaux appropriés, ainsi que les efforts de l’industrie pour moderniser et améliorer les pratiques d’élevage, il est probable que l’élevage bovin au Maroc continuera à se développer et à prospérer dans les années à venir.

Maintenant qu’on a traité :Elevage bovin au Maroc, rendez-vous au prochain article pour parler  d’élevage des ovins au Maroc 🙂 

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